Âmes sensibles, s’abstenir…
Le poème qui suit, illustré avec soin est effrayant, effroyable, glaçant… Terrrrible !
C’était jour de gaieté…
Un samedi, période d’été.
Il y avait un peu de mistral,
Et le boucan des cigales.
Je croyais que je passerais
Une magnifique journée…
Oh mon Dieu, Comme je me trompais !

Car cette jolie matinée,
Elle se voyait gâchée.
Le soleil tapait dur…
Je n’me sentais pas sûre.
Car devant moi me narguait
Le Mal tout incarné.

La journée se gâtait,
Le Maudit m’accablait,
De ses yeux globuleux…
De son bruit désastreux…
J’avais un gros soucis
Face à moi… l’Avarie !
Et la Bête avançait
Je me mis à hurler :
« Va-t’en Carnassier !
Vipérin assoiffé
De funestes charniers !
Que puis-je te dire
Pour que tu partes quérir
Dans un vaste lointain
De tout nouveaux butins ?
Déguste donc, l’avarié !
Si tu n’es que Fumier !
Ou va t’en paître ailleurs,
Ce sera pour moi meilleur ! »

Son attention se fixa
Sur mon hostile voix.
Entendait-elle seulement
Ce que je disais vraiment ?
Ses yeux me lorgnaient…
C’est qu’elle me jaugeait !
M’avertissant ainsi
Que déguerpir je ne puis…

Le Fielleux tournait autour de moi
Alors que je restais pantois.
J’étais pétrifiée d’une indicible horreur
Et mon corps tout entier devait vaincre la peur.
Ainsi, nous étions, chacun à nos clameurs
Car jamais je ne lui dirai que ma bravoure n’est que leurre.
Et j’attendais mon heure,
En prétendant ferveur…
D’un esprit claironnant,
Mais mon être tremblant.

Voilà que ça y est…
La Bête se rapproche…
Son regard acéré…
J’attendais qu’elle me fauche.
Quand mon instinct de survie,
Réagit dans un cri,
Je cherchais à sauver,
Mon corps s’agitait,
Face au Monstre ruant,
Et mon bras se levant.
… « Pic ! »…

… Ah ! Elle m’a eue !
Et déjà je vacille !
Mon Dieu quelle déconvenue !
Oh mon être faiblit…
Aujourd’hui vais-je périr ?
Je me sens défaillir…
Et ma vie défiler…
En ce beau mois de mai.
J’entrevois le tunnel…
Ce moment si spirituel.

Le Luciférien m’a eue !
Son dard m’atteignant
Au bras droit dévêtu
Si ce n’est de mon sang.
… »Slurp ! »…

Saleté de moustique !
Et vas-y qu’il me pique !
Ah ! Je n’ai pas ton dard,
Mais je t’aurai tôt ou tard !
… »Paf ! »…

Et voilà c’est ainsi…
Que se termine la vie…
Du terrible Bestiau
Qui a voulu ma peau.

Etranger n’oublie pas :
De ne point être tendre,
Et de faire comme moi,
Car la Tarasque va t’attendre !
Ecrase la sur le mur.
N’ai pas peur d’être dur.

Je m’en tire de justesse
Face à celle qui me blesse !
Et de ronger fort mon frein…
Pour ne me grattouiller point…

Ainsi c’est donc moi la victime
Mais aussi la fureur,
De la Bête qui commit le crime…
Je suis le terrible tueur !

Les moustiques ça pique.
Mais le pire dans tout ça,
C’est ce que ça implique.
Car ce poème dis-moi…
Ecrit dans la langueur,
D’un indicible ennui…
Je me suis fait l’acteur
D’une telle anarchie…

Il n’a ni queue ni tête !
Il est incroyablement bête !
Ce ne sont les déboires
Que d’un humain bonne-poire…



Le début est terrifiant, la fin plus drôle ! Bravo Cécile et bises
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Merci je me suis amusée 😉
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EXCELLENT 🙂 ! et j’aime beaucoup les illustrations choisies aussi ! Un grand Bravo
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Merci beaucoup oui j’ai pris grand plaisir à les choisir ^^
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Suspense insoutenable et humour au rendez-vous 💚🧡💙😄👌
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