Voilà un nouveau poème que je vous laisse découvrir.
Vous trouverez à la fin de celui-ci l’état d’esprit et le contexte dans lequel il a été écrit…
Pas forcément joyeux… Mais combatif. Bonne Lecture !

Parc fleuri, de mille marguerites
De cent pissenlits que ma vision ne quitte.
Parc embelli, par sa belle herbe verte
D’un ciel bleui, aux belles senteurs fraîches.
Pieds nus je le parcours mais mes pas restent lourds.
Les bouleaux près de moi, d’ombres ne me font pas.
« Pas de problème » me dis-je, « il n’y a pas litige » !
Après tout nous ne sommes pas en été, mais au mois de février.
Dans ce cadre tranquille troublé seulement par un tout petit fil
De vent, il me semble, que c’est celui d’Autan…
Et les pigeons peu farouches, qui parfois s’envolent…
Vous trouveriez ça louche
Que nous soyons chez la folle ?
Car je me sens tellement apaisée
Et je reste pourtant horriblement blessée…
Dans toute cette verdure poétique,
Je me sens pathétique.
Je sens bien dans mon âme épique,
Que point ce jardin ne mérite.
Un passé trop troublé,
Un moi jamais diagnostiqué,
Savez-vous seulement
Où je me trouve en ce moment ?
Entourée de grillages
Pour contenir larmes et rages
Je suis en psychiatrie
Et personne n’en rit.
Je n’en ai point honte
Puisque je le conte.
« Venez à moi pauvres hères
Ecoutez-moi très chers ! »
N’oubliez pas que mon épilepsie
Se classe toujours en neurologie
Oui mais en découle peur, terreur et traumatismes
Un tas de souvenirs, un gros prisme,
Qui vient maintenant engager
Mon état mental, ma santé !
Une montagne je vais devoir grimper
Pour la sérénité que je veux retrouver.
Le service, mon camp de base,
C’est le début, la première phase.
Puis je commencerai doucement à monter.
Mais de mes Sherpas je suis entourée,
Le personnel médical est là et m’aidera,
Et l’Everest j’apprivoiserai pas à pas…
Je ne peux pas partir de plus bas…
C’est un bon point déjà.
Envers moi plus tendre je dois être
Et vers les autres je dois me mettre
Blog et Bénévolat, c’est déjà bien tu sais ?
Mais l’estime de moi est à bosser je crois…
Accepter les dénivelés, les dépasser et dire oui…
Ces putains de maladies sont mes défis pour la Vie.
Et quand un jour je serai au sommet,
Que mon sac à dos j’aurai posé
Et que mon sourire je pourrai dévoiler
Il ne me restera plus alors
Qu’à sortir un drapeau tissé d’or.
Et de là-haut je pourrai
Le parc fleuri contempler
Et dans mon esprit penser :
« Rien ne fut vain, corps et esprit ne font plus qu’un ».

Comme le sous-entend le poème, j’ai du passer quelques semaines en hôpital psychiatrique pour me remettre « en selle » à cause encore et toujours d’une épilepsie sévère, rebelle et de toutes les choses difficiles que j’ai vécues à cause d’elle (et d’autres problèmes de santé) -je ne donnerai pas plus de détails-.
Je tenais à partager ce poème écrit en psychiatrie, un joli jour de février et à rappeler qu’il n’y a aucune honte à y faire un ou plusieurs séjours…
La psychiatrie est très taboue et j’espère que ça changera.
Les soignants m’ont beaucoup encouragée à utiliser différents moyens pour surmonter les difficultés… Mes crampons, mon piolet, et mes cordes sont pour moi les poèmes, la lecture, la peinture, l’écriture, le bénévolat et le blogging.
Chacun a son « Everest » à monter, j’espère que vous arriverez tous au sommet.

Très bien écrit 🙂 Je continue de penser que tu devrais diffuser tes écrits encore plus largement. Bravo pour ton poème, bravo pour ton courage. On a chacun sa montagne, mais certains sommets sont plus vertigineux que d’autres ❤
J’aimeAimé par 1 personne
Merci beaucoup et c’est bien dit lol.
J’aimeJ’aime
Bravo Cécile j’admire tes ecrits. Ce poème est très poignant il montre ton courage et ta force💪💪💪😊
Merci de partager avec nous ton talent 😄😄😍😍
J’aimeAimé par 1 personne
Merci Meryem 🙏🤗😘
J’aimeJ’aime
Très joli texte Cécile, bravo ! J’ai moi-même connu l’hôpital psychiatrique pour moi et des très proches, je sais à quel point ces lieux sont traumatisants et j’admire tes réactions qui restent globalement très positives malgré toutes les difficultés. Je t’embrasse affectueusement et espère que tu arriveras à ton sommet : une vie plus paisible et pleine de belles rencontres.
J’aimeJ’aime
Merci Claire ! En revanche je ne trouve pas de tout que la psychiatrie fut traumatisante… Bien au contraire 👍
J’aimeJ’aime