
Aujourd’hui j’aimerais vous parler de mon auteur préféré.
Il est évident que, même si je suis ouverte à tous les styles littéraires, j’aime beaucoup la Fantasy.
Je pense que cela vient de mes expériences personnelles, notamment en termes de santé.
Pourquoi ? Eh bien la Fantasy a un atout particulier : tout y est possible.
Défiant les lois de la logique, de la physique et de toutes les règles, on entre dans des univers particulièrement intéressants et on s’évade complètement.
J’ai commencé à réellement m’intéresser à la Fantasy grâce à la splendide et divine plume de Brent Weeks.

Né le 7 mars 1977 dans le Montana, cet écrivain est pleins de ressources.
La première saga de Brent Weeks « l’Ange de la Nuit » (trilogie, avec un « livre supplément »), découverte tout à fait par hasard au détour d’un rayon de librairie, m’a transportée vers l’univers le plus travaillé que je connaisse en termes d’écriture Fantasy.
Son style se définit plutôt dans la Dark Fantasy avec un anti-héros systématique, ce que certains appellent « la Fantasy à capuche ».
Un atout de plus puisque c’est une originalité que je ne connaissais pas avant.
Je préfère clairement les anti-héros à présent : pas parfaits, avec leurs parts d’ombres (souvent très sombres), leurs défauts physiques et moraux, ils ont ironiquement un côté plus « réaliste » qui ne me déplaît pas, tout en évoluant au contraire dans un monde de pure Fantasy, c’est-à-dire imaginaire.
Brent Weeks a le don de nous tenir en suspens tout au long de ses tomes, avec un rythme parfait. J’avoue qu’il m’est souvent difficile quand je tiens l’un de ses livres, de m’endormir, voulant toujours lire « un peu plus » et ayant du mal à ne pas passer au chapitre suivant immédiatement.
« On peut changer de masque, mais celui qui est caché derrière reste toujours le même. »
Brent Weeks, l’Ange de la Nuit, tome 1
J’ai lu sa première saga une dizaine de fois et je la relirai toujours avec plaisir.
Assez complexe pour que l’on soit toujours dans la découverte, avec de nombreux personnages toujours psychologiquement parfaitement réussis, il a le don de ne pas nous faire perdre le fil malgré tout. Parfait.
Sa première trilogie est donc déconcertante de maîtrise.
Sa deuxième saga « Le Porteur de Lumières » (4 tomes sortis en vf pour l’instant avec un cinquième tome que j’attends impatiemment) est, comme je vous le disais, toujours sur le principe de l’anti-héros. Contrairement à Leigh Bardugo, il prend le parti de partir sur une histoire tout à fait nouvelle et originale, dans un monde entièrement fictif. On peut saluer cette entreprise, puisque les règles sont toutes changées, son imagination n’a aucune limite, dans un univers très travaillé également.
« Le vrai courage se trouve dans l’action. »
Brent Weeks, Le Porteur de Lumière, tome 3

(Saga 1 L’ange de la nuit – 3 tomes / Saga 2 Le Porteur de Lumière – 4 tomes / le hors-série en lien avec la saga 1)
Le bien fondamental n’existe pas dans ses sagas, il faut donc se préparer à des scènes assez dures par moment, qui ne me gênent pas pour ma part. De plus, on va toujours de rebondissements en rebondissements et on ne peut PAS anticiper la suite.
Les fins de ses tomes ne peuvent que donner envie de passer au prochain livre, tant on se sent bousculer généralement par les révélations de dernière minute et les questionnements s’enchaînent dans nos têtes à en prendre le tournis.

Deux points à relever chez Weeks : il faut savoir que sa première saga est sa toute première histoire écrite. Quand on voit le niveau, on ne peut que lui tirer son chapeau car on ne s’en aperçoit absolument pas tant c’est bien tourné.
De plus, cet homme que je considère comme un grand auteur, reste accessible à ses lecteurs, pour preuves, il m’a envoyé sur ma demande, depuis les USA, une dizaine de dédicaces ! Trop gentil !
Je finirais sur la seule note négative que j’ai pu trouver et qui n’est pas de son ressort : les tomes sont extrêmement lents à sortir en version française. Premièrement, il faut être motivé car ils sont très gros, on peut donc comprendre qu’ils faillent du temps pour les traduire… Mais attendre deux ans parfois est pour moi un petit supplice.
Je vous parlerai plus en détail de ses sagas dans des articles consacrés à celles-ci…
Hey Brent… WHEN’s your next saga ?!?
Belle plume, belle critique 😉 !
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